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afin d’optimiser votre activité et limiter les risques de contestation
Comment se déroule une rupture conventionnelle
L’entretien préalable
La loi impose au moins un entretien entre l’employeur et le salarié avant la signature de la convention. Le salarié peut s’y faire assister par une personne de son choix appartenant à l’entreprise, ou, en l’absence d’instance représentative du personnel, par un conseiller extérieur. Nous préparons cet entretien avec l’employeur en amont, sur le fond des discussions, mais aussi sur la façon de le mener, car un entretien mal cadré peut fragiliser la convention par la suite.
La signature de la convention
La convention de rupture fixe la date de fin du contrat et le montant de l’indemnité spécifique de rupture conventionnelle. Elle doit être établie sur le formulaire Cerfa dédié, dont les mentions sont strictement encadrées. Une convention incomplète ou approximative sur ce point suffit, à elle seule, à justifier un refus d’homologation.
Le délai de rétractation
Une fois la convention signée, employeur et salarié disposent chacun d’un délai de rétractation de quinze jours calendaires. Ce délai court à compter du lendemain de la signature. Aucune rupture conventionnelle ne peut être transmise à l’administration avant l’expiration de ce délai.
L’homologation
Passé le délai de rétractation, la convention est transmise à la DDETS (direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités) pour homologation. L’administration dispose de quinze jours ouvrables pour instruire le dossier ; passé ce délai, l’homologation est réputée acquise. Un refus d’homologation intervient le plus souvent pour un motif formel, indemnité insuffisante, délai de rétractation non respecté, vice du consentement suspecté, plutôt que sur le fond de l’accord lui-même.
Si une homologation est refusée ou si le salarié conteste la rupture après coup, nous intervenons également en contentieux devant le conseil de prud’hommes.
Le cas particulier des salariés protégés
Pour un salarié protégé, élu au CSE, délégué syndical, conseiller prud’homal notamment, la rupture conventionnelle échappe à la procédure d’homologation classique et doit être autorisée par l’inspection du travail. Cette autorisation s’accompagne d’un contrôle renforcé, en particulier sur l’absence de lien avec le mandat du salarié. Nous accompagnons les employeurs sur ce point, où le formalisme est plus exigeant qu’en droit commun.
